Trip à 3 aux tréfonds de Fuckland

Publié le par Lucie




Ah... Je me souviens d'un jour lointain où je vous disais que moi vivante, je ne dépasserai jamais la limite du rond vert pour les pistes de ski québécoises... C'est donc sans contradiction aucune que, dimanche dernier, voulant profiter de la livraison d'une cinquantaine de centimètres de neige toute fraîche sur le Massif du Sud, Gilbert, Nancy et moi, avons valeureusement franchi la frontière de la charmante bourgade de undefinedFuckland. Pourquoi faire me direz-vous ? Pour prendre ensemble notre pied, oui, mais créativement : en skiant dans les fameux sous-bois du Massif du Sud (pour ceux de Fuckland, on attend de se connaître un peu mieux). Or, les sous-bois sont tous, sauf exceptions, classés double-diamant noir. Aussi fou que cela paraisse, j'ai l'honneur de vous annoncer qu'après une heure d'initiation au ski alpin et une journée de pratique libre sur des pistes vertes, je suis, tout naturellement, passée à l'épreuve des bosses et pentes surprises des pistes extrêmes. Et je trippe méchant de chez méchant !





Finies les surfaces planes...
   
  
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... bonjour les pistes sans queue ni tête, paradis des âmes suicidaires ou avides d'adrénaline :
 

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A peine à pic
envoyé par lucieDS



Moi-même, je n'en reviens pas d'avoir pu skier avec autant d'aisance. Nancy m'a officiellement fait rentrer dans le clan de ceux qui ont un don pour la glisse (Non, Jean, ne ris pas, le ski de fond dans les Pyrénées, ça devait être une autre vie, ça ne compte pas). Il faut dire que dans les sous-bois, la technique est toute autre. Pour moi, il s'agissait avant tout d'éviter les troncs ou les branches d'arbre traîtres au sol qui vous font perdre le contrôle d'un ski, voire des deux ! 


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Forcément, ça n'a pas marché à tous les coups. Pour ma défense, Gilbert et Nancy ont eu, eux aussi, droit à leurs moments de solitude. 
 


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Ah Nature, Nature, indomptable friponne...  La palme de l'originalité revient tout de même à Nancy, qui a eu la chance de vivre une expérience que la majorité d'entre nous ne verra jamais que dans des films burlesques : un ski qui frappe un sapin, chute inévitable au pied dudit sapin, qui, par esprit farceur ou vengeur, choisit de se décharger de toute la neige qui pèse sur ses branches précisément sur sa petite frimousse... Le coup classique. Depuis, Nancy est une autre femme.


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La neige était tellement farineuse que les chutes ne pouvaient pas être plus douloureuses qu'un évanouissement sur un parterre de coton. Déjà que je n'avais pas peur de tomber à la base, là, j'ai joué à fond la carte de la skieuse "avenante" et "risky". Tant et si bien que Gilbert a ressenti le besoin de me rappeler l'existence du chasse-neige pour contrôler un minimum mes trajectoires ! Fin stratège ce Gilbert, fin stratège... Que du bonheur les amis, que du bonheur !!!!!!!! Certes, la grâce n'a pas accompagné chacun de mes virages, mais le coeur y était. Sans compter qu'aujourd'hui, les pistes noires ne me font plus peur. 
 




Bilan de la journée : 

 
Des sensations extraordinaires en série, une amitié forgée dans le goût de l’effort et qui se consolide le soir par un bon souper savoyo-québécois en ville, des paysages de fou... 


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 ...ET LES PLUS BELLES PHOTOS QUE J'AI PRISES DE TOUTE MA VIE DE QUEBECOISE D'ADOPTION !!!!



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Vous ne trouvez pas que j'ai eu l'oeil sur ces trois dernières photos ? Ma préférence va à l'unique feuille qui a survécu à l'automne... pour se retrouver aux prises d'une givre fantasmagorique. J'aurais pu la regarder pendant des heures cette petite feuille... Certainement un effet secondaire des méditations bouddhistes auxquelles j'ai été initiée en Birmanie.


Faites de beaux rêves...

Publié dans Club Laval

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Gilbert Awad 13/02/2008 19:45

Wow, Lucie, t'as vraiment pris des méchantes photos! Et en effet, quelle manifique journée!