Le kayak au milieu des baleines

Publié le par Lucie

Bonjour à tous,



A ceux qui aimaient un peu mon blog, que ce soit pour décompresser, sourire, voire même rêver, je pense que je vais marquer des points boni avec cet article. Peut-être même que ce sera l'article déclic qui vous fera vous renseigner sur le prix des billets d'avion Paris-Montréal. Peut-être qu'en tombant par inadvertance sur cette page internet au milieu de leur essai, des amis québécois auront le goût de s'évader dans ces paysages que parfois ils n'ont jamais vus de leurs yeux vus (Jessica, c'est pour toi : va voir les baleines de ton pays mazette !), et d'où la maudite française que je suis revient toujours des lumières pleins les yeux, et bien trop zen par rapport à notre charge de travail. 


Dimanche dernier, je me suis frottée pour la première fois au kayak. C'est sur une jolie plage de Tadoussac, qui fait oublier que le fleuve du Saint-Laurent n'est justement qu'un fleuve, que j'ai embarqué dans l'engin en tandem avec Marie.
 

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Notre guide nous disait ne jamais avoir vécu de retournement de kayak dans ces eaux à 4 degrés maximum en 4 ans d'expérience, et bien Marie et moi avions bien failli lui résoudre son problème. Et oui, Marie en kayak, c'est comme une Marie en skidoo, c'est branché sur piles et ça fait vibrer... Avant de rentrer dans les détails, mettons-nous en situation. Le fjord du Saguenay, c'est là :


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Une kayakiste, ça ressemble à pas grand chose... Moi qui croyais que le kayak et la pagaie suffisaient pour faire du kayak, je me fourvoyais. Je me retrouve donc toujours affublée d'un accoutrement ridicule sous prétexte que c'est plus sécuritaire et que ça permet de se protéger du froid :


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Et puis on a pris le large... on a kayaké sur une grosse vague qui nous a donné des guilis au ventre. On s'est aperçus que chuuuuuut, ça y est, on y était, au coeur de cette nature canadienne que l'on nous vantait dans des livres... Le kayak ne permet évidemment pas de couvrir les mêmes distances qu'un zodiaque, nous n'espérions donc pas croiser de baleines sur notre chemin nécessairement. Ce n'était pas si grave après tout, on était déjà tellement biens... Et puis, en kayak, ça peut être un peu dangereux d'avoir une bébête de 10 tonnes qui fait des remous près de soi, de sorte qu'une distance de sécurité minimale de 200 mètres est imposée.


Tout ça, c'était sans compter que je suis la femme la plus vernie de cette Terre. Car très vite, alors que la saison des baleines touchait à sa fin et que le mois d'août a déjà été un très bon cru en termes de nombre de baleines aperçues, un rorqual est venu respirer à la surface de l'eau non loin de nous. Et très vite, il s'est déplacé jusqu'à être à seulement 30 mètres de nous... pour jouer. Vous rendez-vous compte ? Pour jouer ! ça voulait dire qu'il était bien, repu, et ne se sentant pas menacé par les ombres de nos kayaks. Alors nous avons vu quelque chose que peu de personnes voient dans leur vie : une baleine qui sort son corps de l'eau de près d'un tiers pour faire des ploufs. Ce que les professionnels appellent le saut de grenouille. J'ai pensé : "mon Dieu, je peux mourir demain maintenant que j'ai vu ça". Mais non en fait... j'en veux encore, encore et encore. Je veux me laisser surprendre indéfiniment par les trésors de la nature québécoise et canadienne. Regardez donc... Imaginez...


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Je ne sais pas si vous réalisez l'ampleur de la chose : la magie que produit dans l'air l'apparition d'une baleine alors qu'on ne l'attendait pas, l'adrénaline qui monte, monte, monte, à se demander où elle pourra bien surgir la prochaine fois, l'espoir de l'apercevoir encore une fois, une toute petite fois, avant qu'elle ne reprenne sa vie bien loin de nous,... C'était tout simplement fou. On l'a savourée cette excursion... Nos bras un peu moins mais bon, ça fait partie des risques du métier, et je resigne demain s'il le faut !








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Je vous présente mon homme, en totale harmonie avec la nature, écoutant les messages du vent... sur une rive où nous avions improvisé un arrêt pour que notre guide reprenne des forces en mangeant des carottes uniques en leur genre...





Ah ça c'est sûr, si on l'invite à souper à la maison, c'est pas elle qui viendra nous faire chier parce qu'il reste un peu de peau sur une rondelle de concombre !


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Merveilleuse journée clôturée par un bon muffin double-chocolat et un chocolat chaud dans un café qui n'avait pas que chauds ses chocolats :





Etrangement, c'est ce café que nous avons choisi pour nous poser pour nous remettre de toutes nos émotions... Je crois que nous avons été sensibles à cet argument marketing !


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Commenter cet article

Dechav 25/09/2007 19:06

Merde, Lucie, tu fais chier... Pendant ce temps là, y en a qui sont de leur petit bureau, à l'habrit de la grisaille belge, en train d'essayer de ne pas trop penser à ces paysages qui manquent tellement!!!En tout cas, comme toujours, tu as des super tofs! Felicitation.

Lucie 26/09/2007 00:21

Coucou mon petit François,Oh que tu me vois désolée... les petits bureaux belges... les grands espaces canadiens... je sais pas... je me sens comme tiraaaaaaaaaaaailléééééééée... Le contraste doit être saisissant. Tiens bon mon chéri. Tu sais en tout cas que tu ne seras pas à la rue si tu veux venir regoûter au grand air de chez nous !A bientôt, qui sait ?!